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Islande

La réglementation est classée par thème ; chaque bloc renvoie à sa source officielle et à sa date de vérification.

Vérifié

Réglementation par thème

Permis

La carte de chasse s’impose aussi au visiteur étranger

Les voyageurs étrangers qui chassent en Islande doivent acquérir la carte de chasse et satisfaire aux mêmes exigences que les chasseurs islandais.

Le droit de chasser islandais se lit en deux couches. Tous les ressortissants islandais, ainsi que les ressortissants étrangers domiciliés en Islande, peuvent chasser dans les communaux, sur les afréttir situés hors des propriétés des fermes lorsque personne ne peut prouver un droit de propriété, et dans la zone économique islandaise au-delà des eaux attachées aux propriétés — après avoir obtenu l'autorisation prévue par la loi et ses règlements. Sur les terres privées, en revanche, seuls les propriétaires fonciers ont le droit de chasser et de disposer de la chasse, sauf disposition légale contraire. La loi verrouille ce lien : le droit de chasse ne peut être séparé de la propriété foncière à titre définitif, ni en tout ni en partie. Il peut en revanche en être détaché pour une période déterminée, qui ne peut excéder dix ans à la fois. Pour un chasseur venu de l'étranger, la règle est explicite : les voyageurs étrangers qui chassent en Islande doivent se procurer la carte de chasse (veiðikort) prévue à l'article 11 et satisfaire pour le reste aux exigences posées aux chasseurs dans le pays.

Armes et munitions

Épaulé à main libre, et calibre 12 au maximum sur les oiseaux

Seules les armes à feu tirables à l'épaulé main libre sont admises ; au fusil sur les oiseaux, un calibre supérieur au 12 est interdit.

L'article 9 pose la règle de principe : à la chasse, seules peuvent être utilisées les armes à feu qui peuvent être tirées à main libre depuis l'épaule, sous réserve des exceptions énumérées dans l'article même et précisées par voie réglementaire. Pour la chasse aux oiseaux, il est interdit d'utiliser un fusil à âme lisse d'un calibre supérieur au numéro 12. L'article dresse ensuite une liste de moyens prohibés. Sont notamment interdits le poison et les somnifères, sauf pour la chasse aux souris et aux rats ; les explosifs, l'essence ou d'autres substances servant à enfumer ou à gazer ; les pierres, les armes contondantes, les armes tranchantes, les harpons, les armes d'estoc et les objets analogues — les armes contondantes restant admises pour la capture traditionnelle des jeunes fulmars, fous de Bassan et cormorans. Les filets sont eux aussi prohibés, à l'exception de l'épuisette utilisée pour la chasse au macareux, et sous la réserve prévue pour le petit pingouin, le guillemot de Troïl et le guillemot de Brünnich. Les oiseaux qui meurent dans des filets posés pour la pêche ou pour la chasse aux phoques ne peuvent être ni offerts à la vente ni vendus.

Réglementation

Islande : tous les animaux sauvages sont protégés, sauf mention contraire

La protection est la règle ; la lever suppose que la reproduction de la population compense les pertes dues à la chasse.

La loi islandaise nº 64/1994 sur la protection, la mise à ban et la chasse des oiseaux et mammifères sauvages commence par définir ses termes. La vernd — la conservation — consiste à conduire la chasse et les autres activités susceptibles d'influer sur la reproduction ou la mortalité d'une espèce de manière à ne pas la mettre en danger d'extinction. La friðun — la mise à ban — est l'interdiction de chasser et d'accomplir d'autres actes pouvant augmenter la mortalité ou réduire la reproduction ; elle s'étend aux œufs et aux nids des oiseaux protégés. Sont des animaux sauvages tous les oiseaux et mammifères autres que les phoques, les baleines, les animaux de compagnie et le bétail ; un animal capturé et détenu reste un animal sauvage. La règle de fond tient en une phrase : tous les animaux sauvages, y compris ceux qui arrivent régulièrement dans le pays ou pourraient y arriver, sont protégés sauf disposition contraire de la présente loi. La loi ajoute un devoir général de comportement : il faut toujours faire preuve de la plus grande prudence et du plus grand ménagement envers les animaux sauvages et leurs habitats, et éviter les dérangements inutiles ; l'aménagement du territoire et l'usage du sol doivent en tenir compte. Lever la protection ne se décide pas librement : la décision doit reposer sur le constat que la reproduction de la population suffit à compenser les pertes dues à la chasse, et que la chasse valorise des ressources en viande, en peaux ou en autres produits.