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Valais

Vérifié

Système cantonal

Permis

Huit types de permis, et un prix qui dépend du domicile

Le permis de chasse haute coûte 945 francs à un Valaisan et 3 505 francs à un chasseur domicilié à l'étranger.

L'article 3 de l'arrêté distingue huit permis : A pour la chasse haute, B pour la chasse basse, A+B pour les deux, C pour le gibier d'eau, E pour les petits prédateurs, R pour la recherche du gibier blessé, G le permis général qui couvre tout sauf le sanglier, et S pour la chasse spéciale au sanglier. L'article 4 fait dépendre le prix du domicile, en quatre catégories : Valaisan, ancien Valaisan domicilié hors canton depuis moins de dix ans, Confédéré, et chasseur domicilié à l'étranger. Le permis A coûte ainsi 945, 1 590, 2 235 ou 3 505 francs selon la catégorie ; le B 600, 1 110, 1 620 ou 2 620 francs ; le A+B 1 345, 2 347, 3 350 ou 5 400 francs ; le permis général G 1 420, 2 487, 3 555 ou 5 730 francs. Le permis R de recherche du gibier blessé coûte 25 francs pour tout le monde, et le SCPF le rétrocède au titulaire qui justifie de son activité. Les permis C, E et S ne peuvent pas être achetés seuls par un chasseur hors canton : ils supposent un permis A, B ou A+B. Un Valaisan qui les prend isolément paie une taxe de base supplémentaire de 150 francs. S'ajoutent une prime d'assurance responsabilité civile de 25 francs, une taxe de 200 francs pour qui n'est pas membre d'une Diana, et 200 francs pour une carte d'invité. Dès le cinquantième permis, le chasseur bénéficie du demi-tarif.

Saisons

Ouverture au 21 septembre 2026

L'arrêté fixe l'ouverture de la saison 2026-2027 au 21 septembre 2026, le détail des dates figurant à son annexe 1.

L'article 8 de l'arrêté fixe l'ouverture de l'exercice de la chasse 2026-2027 au 21 septembre 2026. Les dates d'ouverture et les durées, espèce par espèce et permis par permis, figurent à l'annexe 1 de l'arrêté — c'est elle qu'il faut consulter pour une date précise, et non une règle générale. Le même article annonce déjà l'ouverture de la saison suivante, 2027-2028, au 20 septembre. Cette anticipation est utile pour planifier, mais elle ne dispense pas de lire l'arrêté de la saison concernée quand il paraîtra : les autres dates, elles, seront refixées. Le SCPF met par ailleurs à disposition une carte de chasse interactive (art. 9), qui porte les secteurs et les réserves — la référence pratique pour savoir où l'on se trouve avant de savoir quand on peut tirer.

Espèces

Gibiers contingentés : les plafonds à la pièce et à la journée

Cinq marmottes, quinze bécasses, six coqs de tétras-lyre : l'arrêté plafonne espèce par espèce, et parfois par jour.

L'article 10 fixe le nombre maximal de pièces qu'un chasseur peut tirer dans la saison. La marmotte est plafonnée à cinq pièces, sous réserve des prescriptions particulières de l'annexe 2. Le lièvre variable est limité à deux pièces, avec un maximum d'une par jour ; le lièvre brun à quatre pièces, également une par jour au plus. Le coq de tétras-lyre est plafonné à six pièces, une par jour ; le lagopède à six pièces également, mais deux par jour. La bécasse des bois monte à quinze pièces, selon les prescriptions de l'article 23 alinéa 2. Les canards autorisés ne sont pas plafonnés sur la saison, mais limités à six pièces par jour. Le cerf, le chamois, le chevreuil et le sanglier ne relèvent pas de ce tableau : leurs prélèvements sont réglés par les articles propres à chaque chasse — 13 et 14 pour le cerf, 13, 17 et 18 pour le chamois, 13, 19, 20 et 21 pour le chevreuil, 13 et 26 pour le sanglier. L'arrêté rappelle enfin un principe que les chiffres pourraient faire oublier : sous réserve de dispositions particulières, tous les droits de tir sont personnels et incessibles.

Armes et munitions

Arme déchargée en déplacement, canon rayé interdit en plaine

Hors marche à pied, l'arme se transporte déchargée et housse fermée ; dans la plaine du Rhône, le tir à balle rayé est en principe interdit.

L'article 31 de l'arrêté encadre le port et le tir. Pour tout déplacement avec un moyen de transport, motorisé ou non, l'arme doit être déchargée et rangée dans une housse de protection fermée ; à défaut de housse, elle doit être démontée. Elle ne peut en aucun cas voyager dans la partie avant d'un véhicule motorisé, côté conducteur ou passager. En action de chasse, se déplacer avec une arme chargée n'est autorisé qu'à pied. La plaine du Rhône fait l'objet de restrictions propres. Le tir à balle avec arme à canon rayé y est en principe interdit ; il n'est toléré que sur une largeur maximale de 250 mètres depuis le pied du coteau, en direction du talus, et à la condition impérative qu'aucune voie de communication ne se trouve sur la ligne de tir. La cartouche à balle pour arme à canon lisse y est interdite. Le tir au canon lisse est par ailleurs proscrit de part et d'autre de l'autoroute, sur une bande mesurée depuis le grillage de fermeture vers l'extérieur. L'article 30 énumère en outre, secteur par secteur et point coté par point coté, les zones où le tir à balle rayé est interdit pendant la chasse haute — de Oberwald au Guldersand. Cette liste est trop précise pour être résumée : elle se lit dans l'arrêté, carte en main.

Sécurité

Présentation du gibier le jour même, carnet rempli avant de déplacer la bête

Cerf, chevreuil, chamois et sanglier se présentent au garde-faune le jour du tir, et le carnet de contrôle se remplit avant tout déplacement de l'animal.

L'article 11 impose au chasseur qui a abattu un cerf, un chevreuil, un chamois ou un sanglier de le présenter le jour même du tir au garde-faune du secteur ou au poste de contrôle le plus proche du lieu de tir. Si la présentation le jour même est impossible, il doit en informer le garde-faune par téléphone et convenir avec lui d'une autre date. Le chamois peut être présenté par un tiers, mais le tireur doit d'abord téléphoner au garde-faune ; en cas de litige, le gibier est saisi jusqu'à ce que le tireur se présente. Un animal protégé ou non autorisé doit être annoncé au garde-faune du secteur et présenté immédiatement par le chasseur lui-même — pas par un tiers. La règle la plus facile à enfreindre par inadvertance tient en une phrase : avant de déplacer l'animal, le chasseur doit inscrire toutes les rubriques du carnet de contrôle liées à la bête abattue. La perte de ce carnet coûte 250 francs pour un permis A, B, A+B ou G, et 50 francs pour un permis C, E ou S ; ne pas le renvoyer dans le délai après rappel, et sans motif, vaut un mandat de répression de 150 ou 50 francs selon le permis, majoré en cas de récidive. Le carnet de contrôle électronique échappe à ces taxes, mais en cas de problème technique le chasseur doit informer le garde-faune sans délai.

Réglementation

Valais : un arrêté annuel qui règle toute la saison

La loi cantonale pose le cadre, mais c'est l'arrêté annuel — adopté en juin, en vigueur au 1er juillet — qui fixe permis, dates, contingents et sécurité.

Le Valais pratique la chasse à patente. Au-dessus de la loi fédérale et de la loi cantonale sur la chasse (LcChP, RS 922.1) avec son règlement d'exécution (RexChP, RS 922.100), c'est l'arrêté annuel qui porte la matière vivante : l'Arrêté sur l'exercice de la chasse en Valais 2026-2027 (RS 922.110), adopté le 17 juin 2026 et en vigueur depuis le 1er juillet 2026. Cet arrêté est le document à lire avant toute sortie : il définit les types de permis, leurs prix, les dates d'ouverture, les gibiers contingentés, les modalités de contrôle et les zones de sécurité — pour une seule saison. Un chasseur qui se fie à l'arrêté de l'an dernier se trompe. L'autorité est le Service de la chasse, de la pêche et de la faune (SCPF). Le contrôle sur le terrain revient aux gardes-faune de secteur, dont l'arrêté fait l'interlocuteur obligé pour toute présentation de gibier.

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